GABON/Libre opinion Le débat de Missélé eba’a : la crème et la merde, Mamba et scorpion 🦂

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Par Télesphore Obame Ngomo

Le débat de Missélé eba’a: La crème et la merde, Mamba et scorpion.
A la question de savoir, pourquoi François Hollande, l’un des présidents de la cinquième République qui a le plus réformé la France, n’a pas été capable de se représenter à l’élection présidentielle de 2017?
La première réponse a apporté est que, le successeur de Nicolas Sarkozy a commis un péché originel, celui de n’avoir pas dit la vérité aux Français sur le véritable état des lieux qu’il a trouvé en épousant la fonction présidentielle. En fait, François Hollande a pensé qu’en disant au monde entier la réelle situation financière et sociale de la France, il n’abaisserait pas seulement son prédécesseur mais surtout son pays. Erreur, car seule la vérité libère et conforte la confiance entre les individus.
Dans le cadre du Gabon où les impostures rivalisent avec les forfaitures, il est bon que l’on reconnaisse chaque maçon au pied de son mur. Aussi, il est important que les gabonais sachent la vérité les opérations Mamba et Scorpion.
Alors qu’on sort de l’élection présidentielle d’août 2016, le chef de l’État entend faire le bilan de sa campagne électorale qui passe nécessairement par le bilan de son septennat. Qui a fait quoi durant le mandat écoulé où les moyens financiers et la confiance n’ont pas manqué aux collaborateurs d’Ali Bongo Ondimba?
Pour mener à bien cette mission d’autopsie de son action politique, le président de la République confie ce challenge à un de ses collaborateurs dont la structure mentale est très appréciée, ici et ailleurs, le lieutenant-colonel Arsène Emvahou.
L’homme est reconnu pour sa rigueur, son pragmatisme et son efficacité au travail. Il ne sait pas faire semblant ou ne sait naviguer dans la demi-mesure: fiches de cadrage au point, dossiers numérotés au rendez-vous, recherches minutieuses d’informations constantes, instructions et recadrage du chef, toujours, respect des procédures judiciaires et de l’administration, permanente. Aucun faux pas technique ne le connaît. Mamba est lancé.

Guido Santullo, richissime homme d’affaires italien et principal promoteur de toutes les grandes affaires du pays, incarnait tout l’échec du premier septennat. C’est vers ses affaires et ses nombreux montages financiers que va plancher la cellule, nom donné à toute l’organisation qui pilotait l’opération Mamba. Pour le succès de ce projet de lutte contre la corruption, seul comptait pour le lieutenant-colonel en mission l’esprit du « Gabon d’abord » des pères de notre Nation.
Si au Gabon, les lourdeurs administratives et autres n’ont pas manqué, au point de faire patiner le challenge anti corruption en cours, c’est à l’extérieur des frontières gabonaises que les victoires d’Arsène Emvahou, le principal administrateur dudit projet, ne cessent de se compter. Que d’heures passées à Genève devant la cour arbitrale? Que d’heures passées au parquet national financier de Paris pour défendre le Gabon et ses intérêts?
Lorsque le génie gabonais est au rendez-vous, les résultats ne se comptent plus. D’abord le dossier Webcor, opposant cette structure étrangère chargée de construire le grand marché de Libreville à la mairie de la Capitale. C’est près de 65 milliards de francs cfa que l’équipe Mamba, chapeautée par l’homme en uniforme, fera économiser à l’État gabonais. Quid du remerciement aux dignes fils du pays. Puis, c’est au total 338 milliards de francs cfa que le lieutenant-colonel vient de faire gagner au Gabon devant la cour d’appel de Paris.
Il est vrai que nul n’est prophète chez soi. Toutefois, la justice voudrait que celui qui a travaillé ou mérité soit reconnu et salué par l’État. Osons espérer que le travail de l’équipe Mamba sera cette fois-ci honorée. A cet effet, la première reconnaissance est celle de rendre à César ce qui est à lui. C’est-à-dire, cette victoire à l’international, pour le compte du Gabon, est bien celle d’un homme, d’une méthode et d’un état d’esprit purement républicain, citons le commissaire Arsène Emvahou, ancien aide de camp d’Omar Bongo Ondimba, diplômé de l’école royale militaire de Belgique et de l’école de guerre économique de Paris.
Le Gabon et les gabonais doivent savoir qui sont ses véritables héros, ses dignes fils qui savent l’honorer devant les Nations amies. Que ceux qui l’ignorent l’apprennent ici et maintenant, il est des endroits dans ce monde où on ne se pointe si on porte l’étiquette d’assassin ou de meurtrier. Autrement dit cette victoire du lieutenant-colonel Arsène Emvahou est aussi un hommage retentissant que lui rend la justice spirituelle active de notre pays suite aux caricatures dégueulasses servies par une certaine presse en quête de sensations ridicules qui se découvre étrangement une vocation ou un statut d’historien de pacotilles.
Plus jamais, la crème de notre pays ne sera confondue à la merde. Quid de l’opération Scorpion qui ne cesse d’essuyer des déculottées à l’international. C’est d’abord à la commission des droits de l’homme de l’ONU, dans ses conclusions sur l’affaire Brice Laccruche Alihanga que le Gabon et les artisans de l’opération scorpion ont été ridiculisés.

Après un jeu d’écritures en bonne et due forme entre les différentes parties, les avis de la commission onusienne ont été sans appel. Les accusations présentées contre l’ancien directeur de cabinet du président de la République ont été jugées fallacieuses et arbitraires car visiblement elles ne reposaient sur rien du tout.
Dans l’opération Mamba, on voit bien que les actions posées ont été orientées avec un Ali Bongo en pleine forme. Tandis que dans les actes de l’opération scorpion, l’ADN du président de la République n’y est pas. Ali Bongo était déjà souffrant. Il ne peut répondre de la légèreté et des émotions négatives de ceux qui ont agi avec zèle et incompétence. Comprendra qui pourra.
Aussi, les institutions judiciaires françaises saisies pour la même affaire donneront sans aucun doute le même son de cloche tant le grossier et le mensonger dans cette affaire sont flagrants. D’ailleurs, le refus de certaines autorités gabonaises invitées à justifier leurs actes dans ce dossier, et qui malheureusement n’auront pas le choix de s’y rendre, prouve bien que leur bouillie pour chat affamé les met mal à l’aise. Une attitude qui tranche radicalement avec l’aisance du maître de Mamba saluée par les différentes administrations internationales l’ayant reçu qui estiment qu’il n’aurait aucun mal à se convertir dans la magistrature. C’est dire…
Deux opérations aux mêmes objectifs, deux résultats diamétralement opposés. A chacun de faire son bilan et de pleinement assumer son travail. Aucune imposture ne viendra voler la victoire de quiconque. Mamba porte un nom, un label. Scorpion incarne plus que jamais une situation politique risquée à tout point de vue pour le président de la République et pour le Gabon à l’international. C’est l’heure pour l’opération scorpion et ses metteurs en scène de subir les impasses et les tares du travail réalisé pour que jamais on ne confonde plus la crème et la merde.
Quand l’opération Mamba fait économiser au Gabon des centaines de milliards de francs cfa et donne de la joie aux vrais patriotes, l’opération scorpion suscite des tensions et jette l’opprobre sur le système politique gabonais et la justice de notre pays. On ne devrait plus jamais confondre la crème de notre pays et la merde encore fumante et puante. C’est de cette vérité dont a besoin le peuple gabonais. Il faut s’éviter des erreurs monumentales comme celles de François Hollande. Dire la vérité n’est pas salir quiconque mais faire assumer à chacun ses actes.
Par Télesphore Obame Ngomo